Interrogés durant le salon parisien qui vient de fermer ses portes, les professionnels se montrent optimistes pour le secteur en 2026. Toutefois, leur principal défi sera de parvenir à suivre le rythme des évolutions technologiques.
PARIS, 18 Décembre 2025 – Fluent Commerce, éditeur mondial d’une solution OMS (Order Management System), publie les résultats de son étude Agentic IA 2025. Réalisée à l’occasion de Tech For Retail (24/25 novembre 2025), l’étude confirme un engagement massif du retail dans l’IA. Près de 60 % des répondants se déclarent très confiants (56,1%) concernant l’impact positif que l’IA agentique aura sur leur efficacité opérationnelle d’ici 2026. Certains sont même déjà convaincus (2,3%) puisqu’ils observent déjà des améliorations.
Menée auprès de plus de 130 professionnels du secteur, l’enquête montre que 83 % des retailers ont déjà partiellement ou complètement déployé des systèmes d’IA agentique. Moins de 5 % (4,5 %) estiment que leurs systèmes sont matures et optimisés. À l’inverse, 10,6% ne sont encore qu’en phase d’exploration et/ou de test, et moins de 2 % n’ont pas encore commencé.
« C’était un thème prégnant de cette édition, et notre étude confirme que les retailers investissent clairement dans l’IA », souligne Thomas Hindré, SVP EMEA de Fluent Commerce. « Mais le passage du pilote au déploiement à grande échelle s’avère plus complexe que prévu. Pour exploiter pleinement le potentiel offert, de nombreux freins doivent encore être levés – qualité des données, enjeux réglementaires, intégrations technologiques – auxquels s’ajoute évidemment la nécessité de justifier le ROI de l’investissement. »
Un secteur sous tension mais optimiste pour 2026
Les Français seraient-ils plus optimistes que leurs voisins britanniques ? C’est en tout cas ce que semble indiquer l’étude, puisque 75 % des retailers interrogés à Paris sont optimistes voire très optimistes, contre 41 % outre-Manche, selon l’étude réalisée dans les mêmes conditions lors du salon Ecommerce Expo. 3 % seulement des Français interrogés se déclarent pessimistes (15 % en Angleterre).
Interrogés sur les principaux défis auxquels ils vont être exposés en 2026, 72 % des retailers évoquent la difficulté à suivre le rythme des évolutions technologiques. Les perturbations internationales (15 %) et les pressions économiques (12 %) sont loin derrière en France, alors que ce dernier défi est le principal évoqué par les retailers britanniques (44 %).
L’évolution des habitudes des consommateurs seront scrutées de près en 2026. Le principal changement attendu par 56% des professionnels est une augmentation des achats via les réseaux sociaux. Ils craignent également une baisse de la fidélité aux marques (42,4 %). Les achats en ligne continueront de progresser par rapport aux achats en magasin (40 %). Enfin, 28 % prévoient une diminution des achats des produits de luxe.
Quels freins à l’industrialisation de l’IA ?
Plusieurs obstacles majeurs à la montée en charge de l’IA ont été identifiés à travers l’étude. La confiance et la transparence à l’égard des clients et la nécessité de justifier le retour sur investissement en interne sont les deux principaux défis pour 43,2 % des personnes interrogées, juste devant les enjeux éthiques et règlementaires (37,9 %) et le manque de talents et de compétences (32,6 %).
À date, les usages dans lesquels l’IA a été déployée restent limités principalement au service client à travers les chatbots (56 %) et au marketing personnalisé (58,3 %), loin devant l’optimisation de la supply chain (30,3 %) ou bien encore l’optimisation de la tarification et la gestion des promotions (25 %).
Interrogés plus spécifiquement sur les bénéfices attendus dans la chaîne d’approvisionnement, 49% des répondants estiment que l’IA améliorera l’expérience client, 33 % estiment qu’elle réduira les coûts et 13 % prévoient une meilleure fiabilité des prévisions.
L’IA agentique offre un potentiel considérable, mais le vrai défi pour 2026 sera de la transformer en gains concrets de performance. Les retailers devront optimiser leurs processus et leurs données pour assurer une exécution fluide à grande échelle. Enfin, il ne s’agira pas de suivre la tendance à tout prix : chaque projet devra être évalué avec rigueur, en s’assurant que le retour sur investissement guide les décisions.
